• = 24 RUE SIEYES L'atelier de cycles créé en 1946             page 2

    = La Polynésie française, c'est loin                                          page 4

    = Y'a plus marqué la Poste là!                                                  page 5


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  •   A quoi sert un blog ?

      Ah !... C’est une question.

      Ça sert à se faire mousser.

    ... ? Tenez, passez-moi donc ma serviette, je sors du bain.


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  • C'est une réplique du Tableau des Merveilles, une pièce de Jacques Prévert. Librement adaptée de Cervantès, elle a été montée par Jean-Louis Barrault en 1935, puis reprise en 1936 par le Groupe Octobre. Mise en scène par Louis Bonin, elle était interprétée notamment par Jean-Louis Barrault, Max Morise, Marcel Duhamel, Roger Blin, Maurice Baquet, Raymond Bussières, Fabien Loris; Marcel Mouloudji jouait l'enfant.

    Elle a été représentée au Palais de la Mutualité, à la mairie de Montreuil, pendant les grèves au rayon Communiantes des magasins du Louvre, aux dépôts de la Samaritaine, aux studios de cinéma Francoeur, etc.

    Prévert l'a intégrée à son recueil Spectacle édité chez Gallimard en 1949. (Source: Livre de Poche, 1967)


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  • en voies
     

    Recueil de nouvelles                                                         Editions Glyphe

    Albert détourne un instant son regard vers le paysage qui mène grand train. Il voit des arbres. Il voit un étang. Il roule son fauteuil vers l'étang. Ses jambes flottent allègrement sur l'eau verdâtre. Il y a du sang partout. Le fauteuil avance sur l'eau. L'eau jaunit, avec une forte inclination vers l'orange. Dans une imploration pathétique, Albert tend ses deux bras vers ses deux jambes.

    L’auteur conduit le lecteur en voiture, il l’emmène en bus ou en train et même en bateau. Il le transporte avec humour dans des histoires, tantôt délicates et sensibles, tantôt coriaces et sanglantes. Le nez en l’air, Albert observe les voyageurs qui empruntent les transports collectifs. Albert regarde le monde.

    http://www.editions-glyphe.com/f/index.php?sp=liv&livre_id=1582 Prix: 14 €

    Rendez-vous pour le livre En voies

     

    * Salon du livre Le Mans – stand des Editions Glyphe – 8 et 9 octobre

    * Maison de la Presse L’Escapade  Aubigné-Racan – le 15 octobre à partir de 9 heures et demie

    * Médiathèque Louise Michel Allonnes – le 27 octobre à  18 h -  avec la participation de Thierry Gaudin

    * Bibliothèque municipale de Pontvallain - 10 décembre de 10 h à midi et demi

     

     


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  • Colère

     Albert Dorval  a une maison, une femme, une auto, un terrain au bord de la rivière. Lui et sa femme ont des enfants en assez grand nombre et des petits-enfants bien davantage. Albert et Claudine ont décidé de faire ravaler la façade de leur maison.

    L’échafaudage côté rue a été démonté, puis remonté à l’arrière côté jardin. Le peintre est à l’œuvre ; son pinceau épatant laisse couler un jaune ensoleillé. En même temps, Jean, le chef  de chantier, s’emploie à installer une crapaudine à la naissance de la gouttière :

      Ça permet d’éviter le passage des feuilles et autres encombrants dans la descente de la gouttière, explique-t-il à Albert qui avait déjà compris à la seule vue de l’objet.

    Claudine  arrose ses narcisses des poètes, passe devant ses tulipes de Darwin en forme d’endivettes, puis se retient de verser de l’eau sur les géraniums renardii, elle les a bien baignés hier, ça suffit. Au peintre qui la regarde un instant elle dit en riant :

      Savez-vous que les Anglais les appellent Renard’s geraniums ? C’est drôle, non ?

    Il  tourne la tête et déplace le seau de peinture.

    Et Albert dans tout ça ? Albert vaque. Albert rêve, peut-être. Son regard va de l’arrosoir au pinceau en passant par la crapaudine. Puis il s’assied dans la pelouse, et, soudain, il crie, arrachant une poignée d’herbe et levant les bras :

      Vos gueules, les oiseaux !

    Tous se figent. Jean  laisse tomber un tournevis, le peintre tient son pinceau en l’air, une grosse goutte s’en détache et fait un petit floc sur la terrasse, Claudine entoure l’arrosoir de ses bras, elle frissonne, l’échafaudage en a presque tremblé, le soleil, même, tire soudain sensiblement sur le rouge. Qui va s’y risquer ? Jean, d’une voix blanche, interpelle son client :

      Mais, Monsieur Dorval, qu’est-ce qui vous arrive ?

      Ben, écoutez, c’est vrai, il y en a que pour eux, les oiseaux ! Plus moyen d’entendre le marteau-piqueur sur l’avenue, les engins du chantier du tram, les poids lourds non plus, et je ne parle pas de ce superbe train de marchandises qui n’en finit pas de craquer et de bringuebaler : les bogies, vous les entendez, les bogies ? Faut vivre avec son temps quand même ! 


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